Article la voix du Nord du 09 janvier 2016

09/01/2016 13:27

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Les bons chiffres de l’hôpital de Cambrai augurent une belle année 2016

Le directeur du centre hospitalier Philippe Legros a félicité son personnel lors de la cérémonie des vœux, jeudi. La hausse de l’activité est, affirme-t-il, conséquente, et mérite qu’on s’y attache. Les années noires de l’hôpital semblent être passées.

Philippe Legros a remercié le personnel de l’hôpital pour les bons résultats de cette année écoulée.

Tout de go, Philippe Legros balance les chiffres. 5 % de patients hospitalisés en plus, une progression de 4,5 % de chiffre d’affaires, 5 000 interventions chirurgicales supplémentaires en moins de deux ans… Les consultations ont augmenté dans tous les services, les urgences ont accueilli plus de monde, les naissances ont été plus nombreuses, les EHPAD ont eu un excellent taux d’occupation. Avalanche de chiffres – tous positifs – devant la grosse centaine de membres du personnel hospitalier, réunis dans le hall de l’hôpital pour l’immuable cérémonie de vœux. Une « activité remarquable », selon le directeur, qui ne manque pas de remercier les salariés, se félicitant d’avoir rendu l’hôpital plus attractif.

Quatre nouvelles recrues

Et de revenir sur les événements qui ont fait l’année 2015 : l’arrivée de onze nouveaux médecins, l’ouverture de l’espace santé et l’arrivée prochaine de trois gastro-entérologues qui viendront s’y installer pour y exercer leur activité libérale.

Aux recrues de 2015 viendront s’ajouter quatre nouveaux médecins en début d’année. Deux viennent de Lille, et Philippe Legros ne cache pas son contentement d’avoir réussi à convaincre des Lillois de venir s’installer à Cambrai.

Puis vient le moment d’évoquer les projets. Là, moins de chiffres, mais toujours de bonnes nouvelles pour le personnel comme pour les usagers. La maison médicale de garde verra bien le jour dans les six premiers mois de l’année. « L’Agence régionale de santé (ARS) et le conseil de l’ordre sont partants, les locaux sont confortables et sécurisants… C’est une bonne chose parce que les urgences étaient embolisées par les cas de médecine générale. »

Puis l’école d’infirmières accueillera ses élèves dans ses nouveaux locaux au pôle gare le 15 février prochain. « Les locaux sont extraordinaires, c’est une très bonne nouvelle », se félicite le directeur. « C’est un vrai plus pour l’attractivité de Cambrai. »

La suppression du système de pointage irrite les syndicats

Ils se sont invités aux vœux de l’hôpital, arborant brassards CFTC et pancartes de manifestation, distribuant des tracts et interpellant le député-maire François-Xavier Villain, et ça n’a pas du tout plu au directeur Philippe Legros. Ce que ces représentants syndicaux de la CFTC (non majoritaire au centre hospitalier) dénoncent, c’est la suppression du système de pointage au 1er janvier. « Le 31 décembre, le directeur a juste fait passer une note de service annonçant la suppression des badgeuses, explique Hélène Mika, déléguée syndicale CFTC. Il n’y a eu aucune concertation. » Déjà supprimé il y a deux ans pour les cadres, le système s’appliquait encore pour les agents et permettait de comptabiliser via un logiciel, les heures supplémentaires, récupérées et non payées. « Maintenant, l’agent devra remplir un petit papier de validation d’heures supplémentaires qu’il devra soumettre au cadre qui le transmettra à la RH, détaille Hélène Mika. Pour un quart d’heure supplémentaire, les agents ne prendront pas le temps de remplir ce papier. » Un gain budgétaire pour l’hôpital, une perte de salaire pour l’agent, dénonce le syndicat. « Il y aura une pression sur les cadres pour valider le moins d’heures possible », prédit la déléguée.

Un logiciel « dangereux »

À l’UNSA, syndicat majoritaire, la suppression des badgeuses passe mal aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Le logiciel de traitement du temps de travail, Chronos, n’a jamais été mis à jour et a subi trop de modifications pour être fiable. « Il fallait supprimer ce logiciel, affirme Michel Szipura, délégué UNSA. Il était devenu dangereux. » Selon lui, à cause de ce logiciel, les vérifications nécessaires à la validation des heures supplémentaires n’existaient déjà pas. Ce que le syndicat souhaite, c’est l’installation d’un nouveau logiciel, qui permette de « contrôler les heures supplémentaires. Le système de badge est utile parce qu’au moins, on n’a pas à discuter. »

Tout cela est « un mauvais procès », pour le directeur Philippe Legros. « J’ai supprimé le pointage en gage de confiance à l’égard du personnel. Les gens sont consciencieux, il n’est nullement nécessaire de contrôler leur travail », assure-t-il.

Face aux accusations d’objectif de gains budgétaires portées par la CFTC, il répond : « Les cadres ont été informés, ils sont garants du maintien des heures supplémentaires, et ils les prendront en compte. L’hôpital public n’a jamais volé une heure à des hospitaliers. » Et le directeur de dénoncer ce « combat d’arrière-garde » digne du « taylorisme ». « S’il y a des heures supplémentaires qui ne sont pas comptabilisées, les syndicats ne manqueront pas de nous le faire savoir via les instances de dialogue. » Mais il n’est pas inquiet. Pour autant, la CFTC envisage un appel à la grève la semaine prochaine, et Michel Szipura, pour l’UNSA, pourrait aussi se joindre à d’éventuelles actions. « Nous en parlerons avec le bureau. »

 

Article la voix du nord par Lucie Delorme

 

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Article PAR LUCIE DELORME

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